La progression des distributions Linux et d'Ubuntu en particulier

Vue sur le blog de David Tenser (site disparu depuis...) un comparatif rapide entre Fedora Core 6 et Ubuntu Edgy Eft. Ce billet n'a pas pour but de descendre l'une ou l'autre de ces distributions ce qui amènerait immanquablement à tomber dans les trolls faciles du type Fedora est une alpha de RedHat ou Ubuntu pille Debian mais plutôt de voir les petites choses bonnes et moins bonnes de ces versions qui devraient sortir à peu près en même temps et qui proposent sensiblement les mêmes logiciels. Finalement comparer ces deux versions revient à comparer l'intégration de ces logiciels et des spécifités de chacun des deux systèmes dans un système qui se veut le plus cohérent possible.

Ce que je retiens de ce billet c'est qu'Ubuntu paraît un poil plus lèchée d'un point de vue utilisation avec quelques petites finitions très orientés end user alors que Fedora Core paraît un peu plus brute de décoffrage. En fait on retrouve ici, ce qui fait la réputation d'Ubuntu par rapport aux autres distributions. Néanmoins l'article conclut sur le fait que ces deux distributions sont assez proches et surtout de grandes qualités avec un très léger avantage pour Ubuntu. Finalement le choix de l'une ou l'autre apparaît plus comme une histoire de goût car quand on en arrive à mentionner que l'une ofre un son au démarrage du login manager que l'autre se contente d'un beep, c'est que vraiment on doit pas être loin d'un système qui fait ce qu'on attend de lui : fontionner.

Avec le recul de quelques années d'utilisation intensive de Linux, je me dis que le chemin parcouru par les distributions Linux en terme d'utilisabilité est tout simplement énorme et même rapporté à Ubuntu (qui est une distribution récente) entre Warty et Dapper Drake que de chemin parcouru ! Je m'en rend compte d'autant mieux, que j'utilise Dapper Drake sur mon poste personnel et encore Warty au travail... Je pense que la rapidité de cette progression vient (entre autres) de deux phénomèmes :

  • l'archi domination du marché de Windows ce qui fait que pour séduire les distributions se doivent de rivaliser d'innovations et de simplicité
  • et ce que j'appelle le paradoxe du libre, qui veut que les principales distributions se concurrencent pour gagner des utilisateurs tout en contribuant et utilisant les mêmes (gros) projets libres (GNOME, KDE, le noyau, ...) provoquant une saine émulation.

Cette saine émulation est garanti par le fait que le code soit libre et donc les formats utilisés sont ouverts ce qui finalement implique que tout le monde (ou presque) joue avec les mêmes règles du jeu et permet à tout ce petit monde d'évoluer rapidement selon une règle simple : le meilleur, le plus simple, le plus fonctionnel gagne.